Critique : Le piège de Lovecraft

Le piège de Lovecraft

« J’ai lu le livre qui rend fou. Le Necronomicon. Et aujourd’hui ils m’ont enfermé. Qui que vous soyez, où que vous soyez, si vous tombez sur un exemplaire de ce livre démoniaque, croyez-moi : fuyez-le, brûlez-le – même si cela ne suffira pas à le détruire – mais par pitié : ne l’ouvrez pas… »

31y9ZQI-iL._SX195_ Critique : Le piège de LovecraftLe piège de Lovecraft – Couverture

 

David cherche à comprendre les raisons qui ont poussé un de ses camarades à perpétrer un carnage abominable sur le campus de Laval, au Québec. Retrouvant les œuvres récemment empruntées par cet étudiant, David se voit piégé à sont tour par les livres maudits, dont le fameux Nécronomicon de l’écrivain H.P. Lovecraft… Pris dans l’univers du romancier, il bascule à son tour…

Dans la lignée du Piège de Dante, traduit dans près de vingt langues, Arnaud Delalande revient avec un thriller angoissant et fantastique, qui est aussi une méditation sur le pouvoir des livres sur notre imaginaire.

À la recherche du Nécronomicon

Le livre commence par un recueil de mails d’un patient de l’asile d’Arkham à Michel Houellebecq. Il est ensuite dédié: « À David Arnold Milaud ».
C’est ce David qui va nous raconter son histoire : Comment de jeune universitaire normal il a été amené à découvrir la vie et l’œuvre de HP Lovecraft et notamment l’ouvrage (inventé) le plus célèbre : le Nécronomicon.

Parcourant l’univers de Lovecraft le protagoniste part en quête de l’existence ou non des ouvrages imaginaires. Embarqué dans une intrigue ponctuée de meurtres et de folie le roman reprend les codes du genre et n’oublie pas les références et les clins d’œil.

On pourrait presque découper ce roman en trois parties :

La partie est la plus proche de Lovecraft et de ses écrits. L’horreur s’invite dans le quotidien de David. On y retrouve : un étudiant, une secte étrange, des comportements qui changent et une vieille maison dans la forêt avec des souterrains. Bref, un terrain fertile pour une nouvelle lovecraftienne.

La deuxième partie entraîne David dans une quête de connaissance, poussé par la curiosité et la soif de savoir ce dernier va s’engouffrer lui-même dans le piège de la folie.

La dernière apporte une conclusion que j’ai pour ma part trouvée en demi-teinte. Une mise en abyme que je vous laisse découvrir mais qui ne m’a pas vraiment convaincu, même si l’idée était osée et intéressante.

En clair

Les recherches sont pointues et précises sur le domaine de Lovecraft.

Le côté vraiment sympa est la multitude de références qui sont faites (Lovecraft bien sûr, Stephen King, Oscar Wilde, E. A. Poe, Rimbaud,Houellebecq, mais aussi Sam Raimi, Ridley Scott, David Lynch, etc.). On peut aussi citer le dialogue entre le protagoniste et M. Stephen King. Et bien sûr le thème principal : les livres maudits, imaginaires ou non et leur développement grâce aux nouvelles technologies.

Enfin pour vous dire la vérité je ne sais pas vraiment quoi penser de ce livre. Il y a des passages qui m’ont beaucoup plu mais je n’ai pas vraiment été conquis par l’intégralité de l’œuvre. On sent qu’on est sur un roman prometteur mais j’ai été frustré sur le fait qu’il ne fasse qu’effleurer la surface de l’horreur qu’il semblait nous promettre.

Vous pouvez le trouver sur Amazon.

Valkann

Élu des Internets, défenseur de la grande Trollerie, Gardien des Grands Anciens

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