[CR] Des oeufs et des livres.

Or donc il advint qu’Oz qui se faisait régulièrement chambrer au sujet de son parasitisme du docteur Hopkins déménagea.
En fait de déménager il s’est réinstallé dans son appartement (qu’il louait) et parasite l’étudiant qui y habite.
Cependant, dans la semaine qui a suivi ce déménagement le docteur Hopkins a constaté qu’un nombre suspect de personnes lui demandaient où se trouvait ce colocataire qui mettait tant d’animation dans son cabinet (le fait qu’On fasse une campagne de propagande dans le voisinage a probablement contribué). D’où cet échange:
Hopkins: “Oz, si vous voulez revenir chez moi, dites le moi en face mais arrêtez de faire des magouilles derrière mon dos!”
Oz: “Bon, si vous voulez vraiment que je revienne… Les déménageurs arriveront dans la journée.”

Bref, la dessus un certain Morgendurf, qui sera à l’avenir désigné sous le nom d’Isaac tente de nous faire chanter. Nous retournons la situation à notre avantage: il bidouille un peu différents papiers et recueille des témoignages pour faire d’Hopkins le gérant de la bibliothèque de son ami. En échange nous faisons de lui un associé de la Nightmare (qui a maintenant ses locaux dans la bibliothèque), nous lui rendons son matériel photographique d’une valeur de 200 $ (qu’Oz avait volé) et nous ne l’endormons pas avec le laudanum (que le docteur Hopkins avait préparé) avant de lui faire des choses peu avouables. Gagnant-gagnants.

Maintenant que l’agence avait un local et que nous avions un nouvel associé, la question Brigitte se posait. Oz était clair il était nécessaire que Brigitte soit la secrétaire de l’agence. Bon, du coup on a réorienté Isaac de la compta vers les photos de maris cocufiés afin que Brigitte puisse exercer tranquillement ses fonctions.
C’est d’ailleurs vers cette date qu’Oz a décidé que le signe de l’agence serait un ange sur dragon stylisés.

Sur ce, venons-en au fait, car (cher journal intime) ce que j’ai vu à New York a changé ma perception du monde.
Tout avait commencé par la découverte d’œufs de dinosaures fossilisés à New York. Une première dans la région mon ancien professeur, Callaghan, actuellement en charge du muséum d’histoire naturelle de NY était en charge du dossier. Les œufs avaient été découverts à l’occasion de travaux dans le métro.
Le lendemain, 6 des ouvriers du chantier disparaissaient. Aussitôt je me dis que ça pourrait faire un travail pour l’agence qui changerait Oz des cocus. Je prends rendez-vous avez le professeur le lendemain, à New York.

Une fois là-bas, nous nous mettons d’accord pour une sorte de travail de vigiles/enquêteurs. Les œufs, sont étranges, aucun minéral connu, ils ne passent pas aux rayons X et n’étaient pas enterrés très profondément.
Nous décidons d’aller sur le chantier afin d’étudier le site où les œufs ont été obtenus. Nous sommes accueillis par Tucker, l’ingénieur en charge du chantier, qui nous fait visiter. Le chantier est désert les ouvriers sont terrorisés et pensent qu’il y a une malédiction, ils ont entendu des mélopées étranges la nuit.
Un clochard présent sur les lieux détale à notre approche, apparemment il dormait sur place. Tandis que je descendais dans le trou un séisme occasionne un glissement de terrain qui manque de m’ensevelir. Au final, je rentre à l’hôtel pour me changer tandis qu’Oz se met en planque devant le chantier pour essayer de trouver le clochard qui aurait pu voir quelque chose.

Nous rentrons à l’hôtel, le soir, Callaghan (qui veut que je fasse un article sur lui) nous invite à manger, nous évoquons les œufs, Hopkins évoque la possibilité qu’il ne s’agisse pas d’œufs, ou pas de fossiles, sinon la soirée se poursuit sans incident.

Le lendemain, je récupère de la fin de soirée qui dans mon cas a été longue, tandis qu’Hopkins va voir les égoutiers puis les travailleurs du métro. Il découvre en regardant les rapports que depuis le jour de la découverte des œufs, des séismes ont été ressentis sur une ligne droite de plus en plus proche du site du chantier, étrange…
De son côté, Oz  enquête sur le maître d’ouvrage la NWI une puissante et tentaculaire corporation au dirigeant très discret et au commissariat.

Le soir, Oz reçoit un télégramme daté de la veille le mettant en garde contre toute enquête de la NWI et affirmant que “la bête se retournerait dans son sommeil” nous concluons que les séismes vont en ligne droite vers les œufs, nous décidons de monter la garde sur place. Rien, sinon une ombre furtive, qui s’éclipse dès que la hélons. Aussitôt une course poursuite s’engage, nous finissons par rattraper le fuyard qui s’avère être… Edouard, assistant de Callaghan et erreur de jeunesse. Bref, rien d’intéressant ou qui mériterait d’être mentionné.

Bon, le lendemain commence fort, Tucker est mort dans l’effondrement de son immeuble, un clochard a été interpellé au bas de l’immeuble en plein délirium tremens. Nous nous rendons au commissariat, les policiers semble suffisamment éprouvés par le cas pour nous laisser tenter notre chance : l’homme hurle en permanence, le gardien n’en peut plus, les murs sont couverts d’écritures incompréhensibles écrites avec du sang. Quand il nous voit, il se calme très légèrement et dit (d’un ton menaçant) qu'”Il” viendra bientôt et qu’Hopkins serait le premier (rire fanatique et il recommence à hurler).
Oz recommence à enquêter (j’ai peut être commis quelques erreurs sur la chronologie) tandis qu’Hopkins va à la bibliothèque enquêter sur les mythes locaux, et que je vais à la faculté pour enquêter sur les écritures avant de rejoindre Hopkins.

A la bibliothèque, le docteur trouve deux livres, l’un est nommé “Nameless Cult” l’autre “De Vermis Mysteriis”.

Le docteur prend le Nameless Cult, tandis que l’atmosphère de la librairie semble se refroidir. Lorsque je le rejoins, il est plongé dans sa lecture. Le bibliothécaire m’indique l’autre ouvrage qu’il avait sorti pour consultation. Le De Vermis Mysteriis est un ouvrage à la couverture très douce, de la belle œuvre, mais le contenu…

Le contenu est fascinant, morbidement fascinant je dirai même, je ne saurai pas décrire précisément ce que j’ai ressenti mais c’est un sentiment très ambivalent. Je ne me souviens plus de la plupart du livre. Juste d’un nom, de la dernière syllabe d’un nom pour être précise…

C’est légèrement nauséeuse mais néanmoins pleine de regret que je quitte le livre. Hopkins est déjà parti. Je le retrouve à l’hôtel, il a l’air vraiment mal. Il nous explique que son livre rengorgeait de savoirs sur les anciens cultes. Notamment sur les chtoniens : des vers faisant des kilomètres de long. De son côté Oz a découvert que Paul Lemond, l’homme qui l’avait mis en garde contre la NWI a disparu. A ce moment, le groom nous signale un appel du professeur Callaghan nous intimant de venir immédiatement.

Arrivés sur place nous constatons que les œufs ont éclos. Des sortes de vers longs comme le bras à la bouche garnie de tentacules sont en train d’en sortir. Le professeur nous demande de les surveiller.
Nous y passons la nuit, c’est un peu stressant de monter la garde à côté de ces choses mais la nuit fut calme.

Le lendemain midi, nous découvrons dans le journal que le commissariat s’est effondré. Enfin, ils découvrent, je suis retourné lire ce livre, qui est-il faut l’avouer, addictif.
Apparemment les équipes d’extraction du commissariat n’ont pas retrouvé de trace du clochard.
Les recherches de l’après-midi ne sont que modérément fructueuses mais Oz arrive à obtenir un rendez-vous avec la famille de Paul Lemond (qui était un médium) en allant à la bibliothèque il découvre aussi que le clochard dont j’ai oublié l’identité avait consulté le Nameless Cults et le DVM.
Nous nous retrouvons le soir pour nous raconter tout cela quand soudainement Hopkins se raidit, se lève mécaniquement et malgré nos sollicitations se met à marcher vers le chantier.

Nous secouons Hopkins, il finit par prendre conscience, tout cela est plus qu’étrange, mais il sent qu’il a quelque chose à faire au chantier, je n’ai pas envie d’y aller, je me sens mal, Hopkins aussi mais il n’en démord pas. Nous nous regardons avec Oz et nous acceptons d’y aller, arme au poing. Il fait nuit, une légère bruine tombe, je suis humide, j’ai un

léger manque de sommeil de la nuit dernière. Sur place nous entendons psalmodier, nous voyons notre clochard dans l’immeuble en construction à une quinzaine de mètres du sol. Hopkins se raidit et recommence sa progression vers le chantier, malgré les gifles d’Oz il ne se réveille pas. Je panique, je murmure le Nom Honni. Je n’y arrive pas, je sens que le simple fait de prononcer ce nom pioc
he dans mes forces vitales, j’ai mal… J’ai une vision, un grand soleil, vivant et effrayant, autour duquel tourne une nuit d’abomination, j’ai peur… Les nuages s’amoncèlent le tonnerre gronde, Oz semble effrayé, le clochard me regarde, enfin, je crois, j’ai mal à la tête, je porte mes mains à mon visage, je saigne et je ressens une vive souffrance dans la tête. Apparemment Hopkins est réveillé, il n’a rien entendu lui, il tire sur le clochard et le touche, Oz récupère mon Deringer et va pour se rapprocher de l’homme quand le sol se
met à trembler. Un tentacule surgit titanesque, dominant les bâtiments aux alentours, c’est trop, je fuis, je vois juste qu’Hopkins fait la même chose tandis qu’Oz reste en arrière
une idée démente derrière la tête.

Je ne sais pas exactement ce qu’il a tenté de faire mais ça n’a pas dû marcher car il a fini par nous rattraper Hopkins et moi. Je ne me souviens plus vraiment de la fin de la nuit, j’étais nauséeuse, choquée et tout mon corps me faisait mal.
Le lendemain Callaghan nous annonçait que ses spécimens de vers étaient volés et qu’Edouard s’était fait tuer la nuit où ils avaient disparus apparemment notre clochard les avait repris pour les donner à leur parent.
Reste le mystère Paul Lemond à éclaircir, sa disparition en lien avec la NWI n’est toujours pas expliquée. Il faudra que nous allions voir sa famille pour en savoir plus.

valkann

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